Appel à l’action des conservateurs sur les droits de la personne et la démocratie au Sri Lanka

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31 octobre 2018

Ottawa (Ontario) – Le député Garnett Genuis, sous-ministre du Cabinet fantôme responsable des Affaires étrangères, a demandé aujourd’hui au gouvernement Trudeau de finalement donner suite à sa promesse électorale de prendre des mesures concrètes afin de promouvoir les droits de la personne et la démocratie au Sri Lanka.

« Les conservateurs ont de grandes préoccupations sur les récents développements au Sri Lanka. Le Canada doit viser une politique étrangère fondée sur les principes, qui comprend la promotion de la démocratie et la défense des droits des minorités. Comme bénéficiaire d’une aide étrangère importante en provenance du Canada, le Sri Lanka devrait être tenu de respecter des normes élevées en matière de droits de la personne. Pourtant, nous n’avons virtuellement vu aucune mesure être prise par le gouvernement du Canada tandis que la situation stagne au Sri Lanka et que le pays accuse une régression en matière de justice, de réconciliation et de protection des droits de la personne », affirme Genuis.

Le Sri Lanka est actuellement plongé dans une crise politique. Le président du pays a nommé l’ancien président Mahinda Rajapaksa au poste de premier ministre, défiant ainsi la volonté du Parlement. Le mandat présidentiel de Rajapaksa est associé à des violations brutales des droits de la personne, particulièrement à l’endroit de la communauté tamoule vers la fin de la guerre civile au Sri Lanka. Il est aussi reconnu pour avoir signé des ententes de faveur avec le gouvernement de la Chine.

« Des accusations ont été portées contre le gouvernement Rajapaska pour avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, voire même un génocide. Les Tamouls canadiens s’inquiètent avec raison de l’effet du retour potentiel au pouvoir de M. Rajapaksa, particulièrement par des moyens non démocratiques. Le Sri Lanka a désespérément besoin d’un processus crédible de réconciliation et de responsabilisation pour résoudre les enjeux découlant de la guerre civile. Comme l’illustrent les récents événements, l’échec à traiter le passé augmente le risque de violation des droits pour le présent et l’avenir », ajoute Genuis.

Les conservateurs ont précédemment soulevé des préoccupations à propos de dirigeants sri lankais qui ont pu être impliqués dans crimes de guerre et qui ont été admis au Canada. De plus, le gouvernement Trudeau a échoué en n’utilisant pas la Loi Magnitsky pour cibler et sanctionner ceux au Sri Lanka impliqués dans de graves violations des droits de la personne.

 

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